2007 en images

 

 

 

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A l’assaut du géant de Provence

 

J’avais déjà gravi le Mont Ventoux, côté Malaucène, en 1986. Pour sa part, Caroline ne l’avait jamais grimpé. Un séjour chez des amis nîmois allait lui permettre de combler cette lacune.

 

11 h : C’est encore loin ?

 

13 h : Dans le vif du sujet.

 

13 h 20 : Le sommet est en vue.

 

13 h 40 : courage, on y est presque.

 

Hésitations : 19 octobre. Le soleil brille, mais un fort mistral souffle. La tentative s’annonce pour le moins incertaine. Jack, notre hôte, se déclare partant malgré tout. Il nous conseille de grimper par Bédouin, face la plus dure, mais la plus abritée du mistral. Tout du moins, jusqu’au Chalet Reynard, parce qu’après… Nous partons donc en voiture jusqu’à Bédouin. Sur l’autoroute vers Avignon, de violentes bourrasques latérales secouent notre véhicule. Pas très engageant…

Bédouin : Surprise à l’arrivée dans ce petit village provençal, il n’y a plus un souffle de vent. L’imposante masse du Mont Ventoux doit nous protéger efficacement d’Eole. La température est idéale, et nous nous lançons sans attendre sur la route qui serpente entre les vignes.

Les premières pentes n’ont rien d’éprouvant. Jusqu’à Sainte Colombe, km 4, c’est un vulgaire faux-plat à 5 %. Les deux kilomètres suivant, c’est un peu la même chose. Mais, à la sortie de Saint Estève, tout change ! La route se redresse, et les pourcentages augmentent, entre 9 et 10 %. Il en sera ainsi jusqu’au Chalet Reynard, sans palier et sans répit. Nous cheminons dans une forêt assez dense, les essences d’arbres évoluant au fur et à mesure que l’altitude augmente. Nous rejoignons plusieurs vététistes qui nous confirment la clémence de la météo. « Hier c’était infernal. Avec le vent c’était impossible de rouler ! » nous disent-ils.

 

La station hertzienne du sommet

 

 

       

13 h 50 : Nous y sommes

Notre progression se poursuit. Parfois, des voitures nous doublent, chargées de vélos… Nous parvenons sans encombres au Chalet Reynard. Sur le vaste parking, nous retrouvons les voitures entrevues durant l’ascension. Des cyclistes s’en extraient pour commencer leur ascension du Ventoux ici, et ne faire que les 6 derniers kilomètres, les moins durs. C’est ça, le cyclisme moderne ! Pour nous, le plus dur est fait. Du vent, il n’y en a toujours pas. La forêt a disparu. Nous roulons maintenant dans la caillasse, qui a donné au Ventoux son surnom de Mont Chauve. En été, avec la réverbération sur les roches claires, la chaleur est insupportable. La fatigue commence néanmoins à se faire sentir, et nous sommes contents d’apercevoir le sommet. Après les stèles de Tom Simpson et de Pierre Kraemer, nous passons le col des tempêtes, le bien nommé. Toujours pas de vent, et il n’y en aura pas davantage en haut. Un vrai temps de printemps, et au sommet à 1909 mètres, il fait doux. Après avoir sacrifié aux traditionnelles séances de photos, nous nous attablons dans une crêperie : après l’effort, le réconfort ! Caroline fait tamponner sa carte BPF. Il ne lui manquait que ce contrôle pour finir le Comtat Venaissin. La descente-récompense sur Bédoin ne sera qu’une formalité.

 

                                                                                       Jean-Louis Rougier

 

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