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Week-end en Vendée

Mai 2005

 

Depuis mon arrivée au C.V.P., je ne saurais dire le nombre de fois où j’ai entendu parler du fameux week-end de l’Ascension. Alors, pourquoi ne pas y participer ? Cette année, destination le Marais poitevin, « un petit paradis où la nature est reine ».

 

Mercredi soir, 4 mai, un peu avant 20 h 00, Claude et moi prenons la route. Arrivée tardive au centre Azurêva-les-Conches vers 23 h 45, attendues amicalement par Jean-Paul Mans qui a sacrifié quelques heures de sommeil, pour nous souhaiter la bienvenue et nous guider à nos appartements.

 

Jeudi : Réveil très matinal (on n’est pas là pour flemmarder). Petit-déjeuner copieux ; Soyons prévoyants !

Départ du centre en voiture « à 8 h 30 précises », décide notre président intransigeant. Direction Fontenay-le-Comte où est donné le départ officiel.

Un, deux, trois, quatre, … dix-huit et quelquefois dix-neuf ! (si par hasard Bernard est encore dans le peloton) compte consciencieusement Augustin.

Notre randonnée à l’abbaye royale du XIe siècle, de Nieul-sur-l’Autise. Parcours tranquille sans trop de difficultés. La chaleur n’est pas au rendez-vous, il faut donc pédaler pour se réchauffer. Nos cinq charmantes accompagnatrices : Bernadette, Marie-Jeanne, Olga, Yvette et Yvonne nous attendent à Saint-Hilaire-des-Loges avec de copieux pique-niques préparés par le centre Azurêva. Merci à vous pour avoir assuré notre confort en choisissant les lieux les mieux adaptés pour nos pauses. Claude Coste ne peut résister et joue pour notre plus grand plaisir quelques airs d’accordéon.

Mais voilà, il faut repartir en direction des anciens fours à chaux de Payré-sur-Vendée puis de Vouvant où s’impose une halte, pour admirer l’église de Notre-Dame de Vouvant construite au XIe siècle et remaniée au XIIe et XIXe siècle. C’est le décor sculpté qui séduit en premier le visiteur. Deux magnifiques compositions gothiques superposées dominent la façade : l’Ascension sur la partie haute, et la Cène sur la partie basse, romane. Après 95 km au compteur, nous rejoignons les voitures.

Dîner toujours copieux et convivial où Jean-Paul, en fin gourmet, peut apprécier les préparations culinaires à base de poissons … !!!

 

Première pause réparatrice : bon appétit !

Deuxième pause réparatrice !!

Bon anniversaire, M. le Président.

 

 

Vendredi : Départ prévu, 8 h 45. Tiens, un manquant ! Une crevaison a retardé Augustin, on ne peut pas tout prévoir. Au passage, nous saluons « la Belle Henriette », la Faute et l’Aiguillon-sur-Mer. Un pique-nique réconfortant nous attend dans un magnifique jardin public, à Luçon, où certaines photos compromettantes seront peut-être publiées dans la presse. De gais cyclotouristes exécutent une folle farandole. La cathédrale de Luçon reçoit notre visite. Richelieu y fut évêque de 1606 à 1623

A Moutiers-les-Mauxfaits, la halle impressionnante attire notre attention avec ses 41 colonnes de pierre, sa charpente de bois et ses 60 poteaux disposés en 4 rangées.

De temps en temps, deux grands gamins montés sur un drôle d’engin à deux roues, deux guidons et quatre pédales nous doublent à grande vitesse, en actionnant une sirène …A Avrillé, le dolmen du Camp de César, le plus haut de Vendée, résiste à Jean-Claude. Après 110 km, une douche, un apéritif et un bon dîner ne font de mal à personne.

 

Après un copieux petit-déjeuner, départ pour une nouvelle journée de randonnée

 

Quelques pas de danse pour se dégourdir les jambes

A l'assaut d'une montagne d'un nouveau genre

 

 

 

Samedi : Départ de Fontenay-le-Comte pour un circuit « Marais poitevin ». On est venu pour ça ! Arrêt à l’abbaye de Maillezais, fondée à la fin du Xe siècle par Guillaume Fier-à-Bras, comte de Poitou. Après un pique-nique toujours aussi animé, l’équipe se divise : une partie part visiter les faubourgs de Niort…(les cartes ne sont pas toujours faciles à lire !), tandis que onze d’entre nous préfèrent se laisser glisser, en barques, parmi les lentilles d’eau. Pour cela, nous avons choisi les plus beaux et les plus expérimentés bateliers de la Garette. Toujours agréable soirée et nuit réparatrice.

 

 

Au-dessus de la Sèvre Niortaise

Un autre moyen de locomotion moins fatigant mais tout aussi agréable

 

 

Dimanche : Départ des Conches. Nous suivons les côtes atlantiques avec un arrêt à la maison de Clemenceau, mais le « Père la Victoire » n’étant pas là, nous ne pouvons visiter la maison qui est toujours dans l’état où elle se trouvait à la mort de son propriétaire. Nous roulons jusqu’aux Sables-d’Olonne où nous ne pouvons nous baigner, faute de maillots.

Marie-Jeanne se déguise en ambulancière pour récupérer Denis, victime d’un petit malaise. Rien de grave. Les plus courageux respectent le circuit et visitent les églises de Curçon, de Saint-Benoît-sur-Mer qui était un ancien port et se trouve maintenant à une dizaine de km de la côte. Il faut penser à rentrer après 123 km au compteur.

Un dîner toujours agréable réunit les rescapés du groupe, certains nous ont déjà quittés.

 

 Lundi : Claude et moi ne roulons pas ; nous nous consacrons au tourisme, vers les Angles, dans un marécage, des cygnes se régalent du pain que nous leur distribuons et un peu plus loin, une cigogne et ses cigogneaux nous observent avec suspicion du haut de leur perchoir. Puis, un peu dissimulée, la tour de Moucq, donjon rectangulaire, attire notre attention. Hélas, elle ne se visite pas. C’est un des derniers donjons construits par le monde féodal. Il est le reste d’un château-fort dont l’enceinte de murailles et de tours est encore dessinée par le pourtour triangulaire du pré le contenant. Il faut songer au retour.

Je ne pense pas oublier ce week-end où la convivialité de tous en a fait un séjour inoubliable. Augustin s’est même arrangé pour arroser son anniversaire à la « pisse » de Bob. A l’année prochaine ! Vous ne serez pas déçus.                                

Solange Faure

 

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